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jeudi 24 avril 2008

Génial !

Ce blog est génial. Zapez l'article sur le PSG et ses immondes parodies d'affiches d'une laideur absolue, et lisez la prose légère et drolatique de l'auteur... Moi ça m'éclate, en tous cas.

"Tout le monde connaît John McCain, l’homme qui a failli être président des États-Unis.
Oui, je sais les élections ne sont pas encore passé mais avec un noir ou une femme en face, tout le monde le voyait déjà président et pourtant, il y a un outsider qui pourrait lui barrer la route de la maison blanche.
Il ne s’agit bien sur pas d’Hillary Clinton ou de Barrack Obama mais d’un républicain : George W. McCain.
George W. McCain est un cousin américain de Harrisson et Wallace McCain, les fondateurs de McCain Food, la boite qui fait des frites surgelées. Un soir, il regardait à la télé une rediffusion de « M. le député » avec Eddy Murphy lorsqu’il a eu une idée de génie : utiliser sa double ressemblance patronymique (mais quand même un peu) avec John McCain le candidat et George W. Bush le président ainsi que la puissance financière de sa famille pour ravir l’investiture à John McCain et devenir président des Etats Unis d'Amérique.
Lorsque les américains rentrent dans les isoloirs pour voter, ils cherchent le bulletin McCain mais il y en a deux alors là ils doivent se rappeler du prénom, incapable de mémoriser ce genre d’information, leur subconscient associe George W. à la politique et à la fonction présidentielle et c’est comme ça que le bulletin « George W. McCain » se retrouve dans l’urne.
Ainsi depuis plusieurs mois, lorsque les sondages annoncent McCain en tête pour l’investiture républicaine, il s’agit en fait de George W. McCain mais comme celui a choisi de rester très discret sur sa candidature, tout le monde pense qu’il s’agit de John McCain qui lui-même croit qu’il va être présenté aux élections par son parti.
George W. McCain attend le dernier moment pour révéler la supercherie et commencer la campagne présidentielle avec l’argent de ses cousins."

Autre pépite adorée :

"Ca y est, l’histoire va enfin reconnaître les mérites de Nicolas. On peut déjà rédiger ce qui apparaîtra dans les livres d’histoire du XXIIe siècle.
« Nicolas Sarkozy : Président de la république française de 2007 à 2087 a été sans aucun doute le plus grand dirigeant français de tous les temps. Après ses deux premiers mandats, le peuple français l’aimait tellement qu’il y eut des manifestations spontanées de plusieurs millions de citoyens réclamant que l’on supprime la limite à 10 ans d’exercice du pouvoir pour un être aussi exceptionnel que lui. Il sera alors réélu avec des scores de dictateur africain 10 fois de suite jusqu’à ce qu’il décide qu’il avait résolu tous les problèmes du monde et se retire pour méditer sur son œuvre. Son bilan est extraordinaire, pendant ses 80 ans de présidence, Nicolas a réussi à relancer la croissance française (jusqu’à 78% certaines années) , à augmenter le pouvoir d’achat, à éradiquer le chômage, le cancer, le SIDA, toutes les maladies en fait et tout ça en supprimant les impots et les taxes. Il a également stoppé le réchauffement climatique et imposé la température tempérée de 22°C toute l’année. Il a résolu tous les problèmes de pénurie de matières premières (pétrole, eau, nourriture). Il a réconcilié tous les peuples du monde et a ainsi supprimé toutes les guerres, libéré tous les otages et fait cesser le terrorisme. En bref, grâce à Nicolas, le monde est devenu un vrai paradis sur terre. »" (ici).

Respect, comme disent les lecteurs de Radikaal Hip-Hop.

lundi 14 avril 2008

La brosse à reluire

Incroyable ! Ruquier lèche profondément le cul de Balkany ! Un numéro ahurissant : tout faire pour rendre sympathique une crapule de droite extrême...


Victime sacrificielle


Appréciez les larmes de crocodiles finales de la bovine héroïne, appliquée à bien les montrer à la caméra avec force essuyages d'yeux et sanglots ostentatoires...

samedi 29 mars 2008

Let's Spent The Night Together


Complexe, intellectuellement stimulant, visuellement splendide, le film de Peter Greenaway s’intéresse à La ronde de nuit de Rembrandt, tableau représentant la milice d'Amsterdam. Fascinants personnages, sortant de l'ombre, sortant du temps, dans une tranquille pagaille... Ils ont leur vie propre, s'interpellent, se racontent des histoires...
Nous sommes en 1642, période d'apogée pour Rembrandt, période d'apogée pour la Hollande.L'illusion de la profondeur est donnée par des détails comme la hallebarde du lieutenant et par la succession des plans. Mais c'est l'atmosphère à la fois sombre et lumineuse dans laquelle baigne la scène qui donne au tableau son unité et sa véritable dimension. transfiguré par la magie du clair-obscur.
Tandis qu'il prépare son travail, le peintre découvre un complot criminel et décide au risque de tout perdre de le dénoncer dans sa toile. C’est une enquête romanesque de l'image que Greenaway déroule pour éclairer le mystère de cette toile énigmatique : Qui est la fillette dorée du second plan, perdue au milieu des soldats ? Que fait le tireur central ? Pourquoi son casque est-il orné d'une feuille de chêne ? Au bout d'un cheminement baroque et théâtral, la toile est dévoilée et les pièces du puzzles rassemblées. La pénombre picturale regorge de sombres histoires d'argent, de cul et de vengeance.
Eclairage à la bougie, clairs-obscurs, compositions frontales et costumes d'époque. De belles réussites de lumière et de couleurs: de la peinture, du sexe et du sang! C’est aussi le portrait d’un artiste jouisseur, hanté par une possible cécité, tendre et complice dans ses relations avec sa femme, avec les femmes.
La ronde de nuit compile à peu près toutes les figures de style habituelles de Greenaway : l’art comme révélateur d’un complot (Meurtre dans un jardin anglais en 1982), les obsessions sexuelles qui rongent les personnages (Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant en 1989) ou encore la théâtralité du décor (par la présence centrale d’un lit où les corps s’enchevêtrent) (The baby of Macon en 1993).

Greenaway fait un film à la fois intellectuel, dans sa composante énigmatique et en même temps totalement charnel. Mêlant inextricablement l’Art et l'urine, la spéculation et l’écoulement des fluides corporels, il réfléchit ainsi à la place de l’artiste dans la société, qui à travers l'image, la matière, la couleur s'occupe de concept, de politique et de philosophie. Sublimant le réel, l’Art agit comme une révélation, plus païenne que divine.
Greenaway invite le spectateur à un jeu de piste mental construit dans un échafaudage formel et plastique brillant.