Félix Vallotton, "Le ballon ou coin de parc avec enfant jouant au ballon" samedi 31 mai 2008
Tears in Heaven
Félix Vallotton, "Le ballon ou coin de parc avec enfant jouant au ballon" dimanche 25 mai 2008
Something About You
Expo Prenez soin de vous, Sophie Calle, BNF Richelieu, du 26 mars 2008 au 15 juin 2008!

Sophie Calle, raconte sa vie, mais surtout celle des autres. Elle ne se dévoile pas, elle révèle l’autre. Prenez soin de vous, est une mise en scène proposée par Daniel Buren dans la prestigieuse Salle Labrouste, site Richelieu autour d’une lettre de rupture, dont elle est la destinataire: paroles, photos, vidéos, films, performances et textes.
Elle a demandé à 107 femmes d’interpréter ce texte: « J’ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il se terminait par ces mots : Prenez soin de vous. J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J’ai demandé à cent sept femmes – dont une à plumes et deux en bois –, choisies pour leur métier, leur talent, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel. L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer, l’épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi. »
Cette démarche lui permet certainement d'objectiver la situation, de la diluer, de prendre de la distance et d'occuper un temps qui aurait été nécessairement envahi par le ressassement de son propre malheur en écoutant ce que toutes ces femmes disent surtout sur elles-mêmes, en partageant avec elles: avocate à la cour, commissaire de police, juge, styliste, officier de la DGSE, anthropologue, actrice, musicienne… Toutes ont leurs propres codes pour analyser la missive, la lire ou même la bouffer, comme le perroquet… femelle…
Trouvé dans le livre d’or: «Dans le registre des jeux de l’amour et du hasard, sachez que je vis un bel amour avec un de vos anciens amours. Merci d’avoir rompu.»

(Analyse de la criminologue)
dimanche 20 avril 2008
Scarborough Fair
Chapelle Saint-Sébastien, Saint-Étienne-de-Tinée
Il est évident de constater que le christianisme a porté un coup mortel à la représentation du nu dans l’Art, par essence même, privilégiant les valeurs spirituelles et refusant le corps, cet objet honteux, siège de tous les désirs pervers et voué à retourner à l’état de poussière.
Les sculptures antiques étaient considérées comme obscènes parce que païenne et certainement possédé par le démon…

Pour les chrétiens du Moyen Age l’idée même que le corps put être beau relevait de l’illusion.
Les figures de nus apparaissent seulement quand les scènes bibliques l’exigent: l’expulsion du Paradis, la crucifixion, les martyrs et les damnés de l’Enfer, avec peu de signe que le corps puisse être défini comme désirable. La notion de beauté et de désir a quasiment disparue dans l’image médiévale, alors qu’elle persiste toutefois dans la littérature. Si le nu est peu représenté, il serait faux de dire que l’Art médiéval est dénué de tout érotisme.
« le Moyen Age donna à l’érotisme sa place dans la peinture, mais le relégua en Enfer »
G.Bataille
Les nus médiévaux sont donc généralement représentés entrain de subir les pires souffrances, leur nudité symbolisant leur déchéance spirituelle (à l‘exclusion du Christ).
On pourrait dire que Adam et Ève du Moyen Age répondait aux Vénus et Apollon classique, mais rien n’est moins classique que la conception chrétienne de la première pécheresse.
Il peut sembler paradoxal que du nu gothique, représenté selon des règles établies très strictes et exempt de toute volonté de tentation, rejeté dans l’ombre par la réprobation ecclésiastique, soit devenu l’exemple des premiers nus érotiques.
La répression, la mise au secret de la sexualité, sert à la rendre attirante et à exciter l’imagination, comme le mystère où le sentiment de péché.
J.Bosch
jeudi 27 mars 2008
A cause des garçons

Dans la tradition et les conventions de l’histoire de l’Art, le corps féminin est appréhendé comme principal objet du désir, rarement celui de l’homme…
Paradoxalement les nus masculins sont très nombreux, le corps de l’homme étant le modèle académique par excellence. Et puis, il y a l’ adolescence, moment privilégié de l’évolution du corps, celui de l’androgynie et du trouble, et prétexte a l’idéalisation dans les représentation d’Apollon, d'Adonis ou de Cupidon.
La représentation de la beauté n’est pas uniquement l’expression du désir.
Cette beauté masculine occupe une place centrale dans l’Art occidental, depuis l’antiquité jusqu’à l’iconographie la plus contemporaine, en passant par toutes les périodes de l’histoire de l’Art.
La figure du bel adolescent fut longtemps réprimée tant par les hommes que par les femmes comme une beauté éphémère insaisissable qui leur serait interdite. Pourtant dans la peinture classique le nu féminin obéit à des critères d’idéal esthétique, il est rarement peint d’après nature, et la représentation des femmes prend sa source dans l’étude du corps d’adolescents.
Jusqu’au XIXème siècle, les nus féminins sont beaucoup moins nombreux que masculins, cette tendance s’inverse par la suite, la femme s’imposant comme sujet de prédilection en peinture, en sculpture ou en photographie, jusqu’à atteindre le statut d’ « objet sexuel » …

A l’heure où la culture du corps masculin refait surface dans les magazines et où les publicitaires se montrent friands de garçons dénudés et imberbes regardons les représentations des belles figures d’adolescents, souvenirs de sa propre jeunesse ou de l’objet du désir…

mercredi 19 mars 2008
lundi 10 mars 2008
Louise
(L'illustration n'a rien à voir avec rien, mais bon!^^)Expo Louise Bourgeois au centre Pompidou. Jusqu’au 2 juin 2008
(Visite culturelle et atreidesque )
Ses Personnages, verticaux et longilignes indépendants mais multiples sont destinés à être vus en groupe, famille hétéroclite faite de matériaux divers et récupérés.
Les Extrêmes tensions, très grandes gravures, suggèrent la mort, le vieillissement, la servitude du corps, le malaise gagne, tant il est évident que les maux promis sont ceux de chacun. Et la leçon limpide. Qu'est-ce qui protège l'artiste de la disparition qui la guette comme une araignée?
Les traces de crayon, d'encre, de gouache, les dessins, les mots… La cire, le latex, le bois, le marbre, le bronze, les étoffes, le fer, les objets qui deviennent fétiches, autels, abris, reliques dans son univers ludique et torturé, avec une jouissance renouvelée de la forme et des formes qui donnent naissance à des idées, si funèbres ou tragiques soient-elles.
Les Chambres rouges , celle des parents et celle des enfants dégagent une intimité dérangeante.
Les oeuvres de Louise Bourgeois piquent comme des aiguilles armées de liens, dans des poupées-sortilèges reliées au fil de soi et évoquent des étrangetés scabreuses, des bizarreries surréalistes grotesques et vénéneuses, ses installations complexes s'apparentent à des chambres de torture. Des cellules qui cartographient son imaginaire, sa pensée, des prisons et des refuges, des cellules dans tous les sens du terme qui suggèrent la violence ou la claustrophobie.
lundi 25 février 2008
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