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samedi 21 juin 2008

Ballade Irlandaise



Le peuple d’Irlande dit NON au Traité de Lisbonne, pourtant l'UE et sa future présidence vont bafouer la souveraineté des peuples.
C’est évidemment avec joie que nous avons accueilli le NON du peuple irlandais au traité de Lisbonne. Seul pays où le référendum ne pouvait être interdit car il est inscrit dans sa constitution.
Les gouvernements de la France et des Pays-Bas, dont les peuples avaient dit NON au TCE en 2005, eux, se sont détournés de leur peuple et ont décidé de déléguer l’adoption du Traité de Lisbonne à leur parlement, comme toutes les autres nations de l’Union européenne hormis l'Irlande.
Ainsi, une fois encore, lorsque le peuple est appelé à se prononcer il rejette un traité européen.
On pourrait donc en conclure que ce NON venu d’Irlande remettrait en cause l’adoption de ce traité dit « simplifié ». Pourtant ce n’est pas ce qui va se produire.
Il faut se souvenir qu’en 2001, le NON irlandais au traité de Nice n’avait pas empêché l’adoption du texte original, tout comme le NON Danois de 1992 n’avait pas arrêté la marche du traité de Maastricht et que le NON Français au TCE en 2005 n’a pas été respecté le 4 février 2008 au Congrès, par une majorité de parlementaires français.
Ainsi, cette fois, la trahison du peuple a-t-elle été anticipée, organisée préalablement. Le 20 février 2008, le Parlement européen approuvait le traité de Lisbonne. Les grands médias n’ont pas omis de le faire savoir. Mais ils ont omis de dire que le 13 février 2008, le député européen Francis Wurtz avec d’autres députés européens de la Gauche Unitaire Européenne , avaient déposé un amendement demandant que le Parlement européen « s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais » sur le traité de Lisbonne.
Le bal des hypocrites : une union sans principe contre les décisions populaires
Lors de la séance plénière du Parlement européen du 20 février, cet amendement (32) a été rejeté à 499 voix contre 129. Et ce, en contradiction flagrante avec la résolution sur le traité adoptée au même moment qui stipule que « les députés se félicitent de l’accroissement de la responsabilisation démocratique » permettant aux citoyens « d’avoir un plus fort contrôle de l’action de l’Union ».
499 députés européens ont voté CONTRE l’amendement 32.
Les 4 députés de gauche européens de nationalité française qui ont sauvé l’honneur et respecté la décision du peuple français du 29 mai 2005 sont :
Au Parti Communiste : Hénin, Jouye de Grandmaison, Wurtz Au Parti Socialiste : Laignel
Les 46 députés européens de nationalité française qui ont osé voter CONTRE cet amendement sont :Centristes (MoDem et Nouveau Centre) : Beaupuy, Cornillet, Fourtou, Gibault, Griesbeck, Laperrouze, Lehideux, Morillon.UMP et Divers Droite : Audy, Daul, Descamps, Fontaine, Fouré, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Lamassoure, Mathieu, Morin, Sudre, Toubon.Ecologistes (Les Verts) : Aubert, Benahmias, Lipietz.Parti Socialiste : Arif, Berès, Bourzai, Carlotti, Désir, Douay, Guy-Quint, Hazan, Le Foll, Lefrançois, Navarro, Neris, Patrie, Peillon, Poignant, Pribetich, Savary, Schapira, Vaugrenard, Vergnaud, Trautmann, Weber.
Lors du débat parlementaire du 20 février, la députée européenne irlandaise du Sin Féin, Mary Lou McDonald (GUE), a interpellé ses collègues : « Il y a clairement une peur des référendums dans les autres Etats et je me demande pourquoi. Pourquoi alors parle-t-on tant de démocratie ? Qui ici a peur de la voix du peuple ? ».
La France prend la présidence de l’Union et va « se couper du peuple »

Nicolas Sarkozy, président de la République française, assure la présidence de l’Union Européenne à partir du 1er juillet 2008.

Le 9 mai 2004, il s'exprimait ainsi à la Convention nationale de l'UMP : « A chaque grande étape de l'intégration européenne il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple (...) Je le dis comme je le pense, simplement. Je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution européenne est un acte majeur et d'en tirer la conséquence qu'elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l'on prenne la peine de solliciter directement l'avis des Français (...) Je crains dans ce cas (vote parlementaire) une réaction d'incompréhension sévère de nos compatriotes. »

Le NON au TCE exprimé par une majorité du peuple français en 2005 lui aurait-il fait changer d’avis ? La présidence française de l’Union européenne aura-t-elle à faire face à une « réaction sévère de ses compatriotes ? »
Aujourd’hui, le peuple irlandais par voie de référendum vient de dire NON au traité de Lisbonne. Or, le Parlement européen qui est censé légitimer une souveraineté populaire européenne par l’élection de ses membres au sein des peuples qui constituent actuellement l’Union européenne, ne respectera pas le choix du peuple irlandais. Comment croire alors à sa légitimité démocratique ?
La Commission européenne ne respectera pas non plus le choix du peuple irlandais, trop occupée qu’elle est à ratifier un traité que les peuples rejettent quand la parole leur est laissée ?
Comme par le passé, une alliance politique, entre une partie de la droite et de la gauche, autorise donc l’Union européenne à déroger aux principes démocratiques les plus essentiels. Elle contournera le résultat du référendum irlandais, se référant au rejet de l’amendement 32 par le Parlement européen en février 2008.
Une fois de plus, l’Union européenne démontre son caractère anti-démocratique, la complicité des gouvernements de la majorité des pays qui la composent et d’une grande partie des parlementaires dont certains qui se prétendent de gauche.
Une preuve supplémentaire, s’il en fallait, que le principe même de l’Union bafoue la souveraineté populaire.
Cette répétition de la trahison de la voix populaire conduit de plus en plus de citoyens à poser la question de la sortie de l’Union européenne.
(ATTAC)

lundi 21 avril 2008

Another Brick in the Wall



Le gouvernement a décidé de ne pas renouveler un fonctionnaire sur deux et l’école est la première touchée, 100 000 enseignants en moins depuis 2002 et 12 000 cette année. Le plan d’austérité de Darcos est un vrai danger public, il risque d’accroître les inégalités et faire de futurs salariés dociles, moins instruits, incapables de développer leur esprit critique.
L’information, le savoir, la connaissance ont un rôle fondamental pour pouvoir appréhender et maîtriser les inventions et découvertes avec une réflexion et une pensée toujours en alerte, pour se défendre des dominations idéologiques.
L’école actuelle est déjà loin de tenir ce rôle, mais les coupes sombres risquent de détériorer encore ce qui est déjà si fragile.
- La scolarisation précoce est un gage de meilleure réussite et l’avenir des Maternelles est menacé avec une volonté de création des jardins d’enfants privés.
- 15% des élèves des cours élémentaires ont déjà un niveau très faible et Darcos supprime 2 heures par semaine.
- La réforme des programmes baisse les objectifs au niveau minimum: mémorisation, exécution…
- La formation des enseignants est en voie de disparition totale et l’on veut les surcharger d’heures supplémentaires (attention cela risque de devenir le service normal!) au détriment du travail pédagogique en équipe.
- Les classes sont surchargées, les options rares et technologiques bradées et les élèves poussés vers des études courtes.
La priorité de Sarkozy est d’avoir de futurs exécutants serviles à l’économie capitaliste, servant les profits des actionnaires, ne réfléchissant pas trop, ne se souciant ni de la culture ni de développement de la société.


lundi 14 avril 2008

Victime sacrificielle sur l'autel de l'ignorance à oeillères



Elle écrit mal.
Et putain, elle a pris du poids, encore.
Mais déverser sa peine pour en éteindre le flot est une pratique bien connue et qui fonctionne. Elle n'a pas la chance de pouvoir le faire en beauté, mais elle a celle de pouvoir le faire avec une certaine efficacité, par le biais d'un retentissement médiatique assez ridicule mais assez innocent.

Comme Picouli et Ruquier le soulignent sans trop s'en rendre compte, il s'agit de littérature consommable, purement catharsistique auctorialement comme lectoralement, sans grand intérêt donc mais surtout sans incidence.

Éric Naulleau pourrait difficilement s'en prendre à une proie plus facile pour se poser en grand critique sévère mais juste. Ce pitoyable histrion, qui va de lapsus en lapsus, qui utilise rhétorique au lieu de métaphorique, ou symbolique, ou que sais-je, de toute façon un adjectif de trois syllabes en -ique ça fera bien à l'écran, ce pitoyable histrion se montre une fois encore incapable de comprendre qu'il demeure et demeurera bloqué au stade de la critique qui considère que les meilleures d'entre elles sont les plus méchantes, et ainsi lance-t-il le peu de sa verve veule à l'assaut de la recherche de quelques piques sans originalité ni relief.

Ses arguments les plus évidents sont donc : vous êtes passée à la télé, cachez-vous ; je suis embarrassé par votre confession ; vous n'avez aucun goût dans le pathos. Reprochant en gros à cette femme le peu de réalisation qu'elle a réussi à obtenir et dont on voit mal qui jugerait utile (ou beau) de n'en pas profiter, (et lui de même, qui se fait un nom qu'il croit sûr de façon plutôt vile), ainsi que son style écoeurant de larmoyance, mais ça, on est assez d'accord, mais bon, qu'on le foute à la poubelle alors, c'est à cause de critiques littéraires attachés à ce répugnant regard superficiel sur le nouveau qui leur permet de vomir quelques mots trouvés au hasard dans le littré la veille de l'article, comme une raclure ergotante de la scène politique aux malheurs qui lui permettent de le déployer sous l'apparence de quelques complexes solutions, c'est à cause d'eux qu'on crie à la mort de la littérature et haro sur le moderne.

Laurence Boccolini en prend plein la gueule parce que monsieur pète les plombs, c'est la dernière goutte sur le gâteau, bah merde mec, va chier ton cake dans ta chambre, et ensuite va voir ce qu'on peut vraiment appeler littérature, peut-être que ça te consolera à défaut de te calmer ? Histoire que tu arrêtes de t'acharner sur ce qu'il n'est pas même besoin de décrier ? ah mais non, tu ne peux pas voir au-delà du médiocre. Ah mais non, c'est ton domaine. "L'AFFECT ET LA RAISON". "MORALE LITTÉRAIRE". Quand on est démocratique, on assume que les scènes collectives ne soient pas aristocratiques. Qu'elles servent aussi parfois à être soi, même si ce n'est pas brillant... Moulin à vide. Singe savant. Critique raté.