Affichage des articles dont le libellé est Ce blog est aussi un vaste flux RSS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ce blog est aussi un vaste flux RSS. Afficher tous les articles

mardi 22 avril 2008

Ultracathos : non à une vision "fondamentalement positive" du monde !

"Malgré les gestes de bonne volonté de Benoît XVI à leur égard depuis son élection, il y a trois ans, les traditionalistes n'entendent pas renoncer à leur combat. Ils refusent de rentrer dans le bercail de l'Eglise issue du concile Vatican II (1965). Dans une lettre rendue publique dimanche 20 avril, Mgr Bernard Fellay, évêque excommunié, supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X, noyau dur des traditionalistes, installée à Ecône dans le Valais suisse, oppose une fin de non-recevoir aux propositions de réconciliation venues de Rome.

Il prend acte avec satisfaction du motu proprio (décret) signé le 2 juillet 2007 par Benoît XVI, facilitant la messe en latin et reconnaissant le rite tridentin (du concile de Trente au XVIe siècle) comme "rite extraordinaire" de l'Eglise. Cette concession a été obtenue "malgré la résistance farouche d'épiscopats entiers" (allusion au cas de la France). Mais, pour le reste, "rien n'a changé", tranche le chef des traditionalistes, qui entend lever les "illusions" de ceux qui, dans son camp comme au Vatican, pensent que la signature d'un accord avec le pape est imminente.

La défense de la messe en latin est restée un habillage, dissimulant l'aversion profonde des traditionalistes aux réformes dans l'Eglise. Le concile Vatican II, écrit la lettre de Mgr Fellay, a introduit "une vision fondamentalement positive" du monde. Il a dicté "un nouveau mode de présence de l'Eglise, plus horizontale, plus présente aux problèmes humains et terrestres que surnaturels et éternels". Eternel couplet des intégristes qu'indispose le rôle social et politique joué par les communautés catholiques.

L'Eglise se voit également reprocher de ne plus chercher à "convertir les juifs, les païens", l'ensemble des non-catholiques. Affirmer que "les autres religions ne sont pas privées d'éléments de salut" (déclaration Nostra Aetate de Vatican II) et que les "Eglises orthodoxes sont d'authentiques églises particulières" (documents de la Congrégation de la doctrine de la foi) équivaut à réhabiliter "les hérétiques et schismatiques qui ont tragiquement abandonné l'Eglise et bafoué la foi de leur baptême".

"ESPÈCE ÉTEINTE"

La réaffirmation constante de la liberté de religion par le pape Benoît XVI - jusqu'à son discours du 18 avril à l'ONU - et la poursuite de son dialogue avec les juifs suscitent une hostilité particulière dans ce courant radical des traditionalistes.

La lettre de Mgr Fellay ressemble donc, au total, à une déclaration de guerre contre le pape et Rome, accusés de rester fidèles aux orientations du concile, "malgré quarante années de crise, malgré les couvents dépeuplés, les presbytères abandonnés, les églises vides, les universités catholiques persistent dans leurs divagations, l'enseignement du catéchisme reste une inconnue, alors que l'école catholique n'existe plus comme spécifiquement catholique : c'est devenu une espèce éteinte".

Aucun accord avec Rome n'est possible, conclut Mgr Fellay, dont la lettre et le ton employé seront accueillis avec un déplaisir certain au Vatican et une irritation croissante de l'aile traditionaliste favorable à un dialogue et une réconciliation."

Henri Tincq, lemonde.fr

jeudi 17 avril 2008

Encore un cas de scandaleuse diffamation hétérophobe !

Pour Christian Vanneste, la liberté d'expression des autres s'arrête là où commence la sienne

Que Christian Vanneste attaque Bertrand Delanoë pour diffamation n'étonne guère : le député UMP s'est toujours complu dans un rôle de victime, qu'il surjoue particulièrement depuis sa défaite magistrale aux dernières municipales. Mais que ce libre-penseur, chantre de la liberté d'expression, se retrouve à traîner un journal devant la justice, voilà qui est plus surprenant.

En 2004, lorsque le débat sur la pénalisation des propos sexistes et homophobes faisaient rage, des journalistes nous avaient confié leur crainte, légitime, d'être poursuivis pour avoir simplement cité des provocations homophobes, dans le cadre de leur travail. Nous nous étions alors moralement engagés à ne jamais poursuivre un auteur ou un journal, qui, de bonne foi, aurait rapporté des propos discriminatoires dans le cadre d'une interview ou d'un reportage, même si de tels propos engagent tout autant leurs auteurs que le directeur de publication du journal dans lequel ils sont diffusés.

Ainsi, quand en avril 2005, trois associations (Act Up-Paris, SOS Homophobie, et le SNEG) ont cité Christian Vanneste devant le TGI de Lille pour des propos tenus dans La Voix du Nord, nous avions eu cette discussion avec les avocats : il était hors de question poursuivre le journal qui avait rapporté les propos du député. Celui-ci a finalement été condamné pour injures discriminatoires, mais pas La Voix du Nord, jamais inquiétée durant toute la procédure.

Christian Vanneste, qui, à son tour, se lance aujourd'hui dans une procédure, n'a pas ces préventions. Ainsi ne se contente-t-il pas d'attaquer Bertrand Delanoë pour une interview donnée sur le site internet de La Voix du Nord pendant les municipales. Loin de reconnaître à La Voix du Nord d'avoir pris un risque juridique en rapportant ses propos injurieux en 2005, Christian Vanneste attaque également le journal (cf. article du JDD en ligne). Quand on se souvient que le député criait à l'atteinte à la liberté d'expression, au délit d'opinion, jusqu'à en appeler à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, parce que la procédure le visait lui, on sourit aujourd'hui.

Quelle est l'intention derrière ? Christian Vanneste a peu de chances de gagner, d'une part parce que Bertrand Delanoë ne cite pas son nom dans l'interview, et d'autre part, les allégations d'«extrémiste» et de «délinquant» au sujet d'une personne qui a objectivement fait l'objet d'une condamnation peuvent difficilement être qualifiées de diffamation. Par une procédure mal avisée, s'agirait-il de démontrer que la Justice se rangerait systématiquement du côté des mêmes, et de parfaire un portrait de victime du système?

Le genre qui se laisse pas faire, "Pour Christian Vanneste, la liberté d'expression des autres s'arrête là où commence la sienne"

Libé fait de bons articles, quelquefois.

Un coup de jeune dans les prisons

Cela commence par un film, au ton alarmiste. «A l’aube du XXIe siècle, la délinquance se durcit. En moins de dix ans, les condamnations pour violences des mineurs ont cru de 150 %», martèle le commentaire. Mardi, à la chancellerie, Rachida Dati projetait à ses invités un documentaire, condensé d’alarme sécuritaire. Il s’agissait d’instaurer un groupe de travail chargé de «réfléchir» à une réforme de l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs. Et de faire des propositions le 1er novembre. Mais le discours de la ministre de la Justice, suivi par celui du président du groupe de travail, le juriste André Varinard, à la tonalité fort proche, montre que les projets du gouvernement en ce domaine ont déjà été bien «réfléchis».

En prison avant 13 ans?

L’ordonnance de 1945 pose le principe d’une justice des mineurs différente de celle des majeurs, où l’éducatif doit toujours primer sur le répressif. Elle pose un âge minimum, 13 ans, en dessous duquel un jeune ne peut pas faire l’objet d’une sanction pénale. Il peut être rappelé à l’ordre, puni, mais par des mesures éducatives. Par exemple, il peut être suivi par un éducateur et être tenu de respecter un certain nombre d’engagements. Mais il n’effectue pas de peine.

Dans son discours, Rachida Dati a alerté sur la «forte progression de la délinquance des moins de 13 ans». Elle a jugé «pas exempte de critiques» l’impossibilité de «condamner à une peine» ces enfants. André Varinard a renchéri: il faut «trouver une méthodologie plus efficace» pour ramener les plus jeunes dans le droit chemin. A plusieurs reprises, l’idée d’appliquer des sanctions pénales, donc possiblement des peines de prison, aux moins de 13 ans a été évoquée.

Un «âge minimum» de responsabilité

L’ordonnance de 1945 ne prévoit pas «d’âge minimum» de responsabilité pénale. Cela veut dire que si un seuil (13 ans) existe pour pouvoir être condamné à une peine, il n’y a pas, en revanche, d’âge minimum pour être sanctionné d’une mesure éducative. Le juge pour enfants est chargé, au cas par cas, d’évaluer le «discernement» de l’enfant. Et lui infliger une sanction éducative, quel que soit son âge. Dati voudrait l’instauration d’un âge minimum. C’est ce que réclame la convention internationale des droits de l’enfant (Cide), qui engage la France depuis 1990. Ce «seuil», en dessous duquel aucune condamnation de quelque sorte que ce soit n’est possible, existe dans la plupart des pays européens. Mais les écarts sont énormes: 7 ans en Grèce, 10 en Grande-Bretagne, 12 en Suède, au Pays-Bas et en Italie, 14 ans en Allemagne. Le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies recommande que ce seuil minimal soit fixé à 12 ans. Que décidera la France? Vu la détermination du gouvernement à vouloir sanctionner pénalement les moins de 13 ans, on peut légitimement s’inquiéter. Dans un rare communiqué, l’Unicef France a appelé les membres du groupe de travail «à considérer que l’âge de 12 ans est l’extrême minimum».

Juger les mineurs comme des majeurs?

«Il ne semble plus possible de continuer à parler d’enfants et de juge pour enfants alors que cette délinquance concerne de grands adolescents dont les délits sont bien proches de ceux commis par les adultes», a déclaré André Varinard dans son discours. Une phrase qui fait écho aux propos de Nicolas Sarkozy. «Un garçon de 17 ans mesurant 1,90 m qui frappe à terre avec une violence inouïe un photographe ou une petite jeune fille, l’amener devant le tribunal pour enfants, il n’a plus rien d’un enfant, c’est parfaitement ridicule», affirmait-il en avril 2006. Derrière ces déclarations, deux projets. Le premier consiste à s’attaquer à la «tranche», comme dit Rachida Dati, des mineurs de 16 à 18 ans, que le gouvernement veut juger comme des adultes. André Varinard a exprimé le souhait que, «au delà de 16 ans, les mineurs puissent relever de juridictions toujours spécialisées, mais plus proches du droit commun». La brèche a été ouverte par la loi sur la récidive du 10 août 2007, qui permet de supprimer «l’excuse de minorité» lorsque le mineur est récidiviste. Et donc de prononcer des condamnations semblables à celles des majeurs. Rachida Dati a souligné mardi son intention de renforcer cette logique de gradation en fonction de la récidive «par paliers». «Aucun parcours de mineurs n’est automatique, rectiligne, avec des infractions de plus en plus graves, s’inquiète Laurence Bellon, vice-présidente du tribunal pour enfants de Lille. La notion de récidive suppose une maturité, une volonté. On ne peut pas l’appliquer aux mineurs comme aux majeurs. Il faut une souplesse pédagogique.»

Supprimer le juge pour enfants?

Le deuxième projet concerne la définition du juge pour enfants. Celui-ci a en effet, pour l’instant, une double casquette. Il ne se borne pas à sanctionner le jeune, il est aussi chargé de la protection de l’enfance, donc du suivi des mesures éducatives. Considérant qu’un enfant délinquant est aussi un enfant en danger, l’ordonnance de 1945 a voulu lier les deux fonctions. «A la chancellerie, ils ont déjà calculé qu’on économiserait 240 magistrats si le contentieux de l’assistance éducative était retiré au juge des enfants pour être confié aux conseils généraux», s’inquiète le secrétaire général de l’Union syndicale des magistrats (USM). «Le fait de s’occuper d’assistance éducative ne nuit pas à mon efficacité, au contraire, s’alarme Laurence Bellon. C’est assez semblable au rôle d’un professeur, qui à la fois punit, met zéro si on n’a pas travaillé, et qui explique, qui a une mission d’apprentissage. Le juge pour enfants, c’est celui qui apprend la loi pénale, pas qui l’applique automatiquement. Si on supprime la pédagogie, la sanction n’a plus aucune chance d’être efficace.»

Ondine Millot, Libération

mercredi 16 avril 2008

Il faut respecter les riches

"C'est un gros problème en France, les gens n'ont pas de respect pour ceux qui gagnent beaucoup d'argent. Comme on a des médias et des écoles communistes, on met dans la tête des gens que si les riches sont riches, c'est parce qu'ils ont volé l'argent des pauvres, et qu'il ne devrait plus y avoir de riches, donc que des pauvres ! Ensuite, les impôts prennent tous les sous des riches pour les décourager. C'est une honte, mais tout le monde trouve ça normal ! Pas étonnant que de plus en plus de riches cherchent à partir à l'étranger !

Et pourtant, on a bien besoin des riches ! Parce que les riches, ce sont eux qui travaillent le plus, et c'est pour ça qu'ils sont riches ! Ce sont eux qui font le plus de choses pour la société ! Et par exemple dans une entreprise, qui est-ce qui paye le salaire ? C'est le patron ! Alors il faudrait arrêter de cracher sur lui, parce que sans patron, pas d'entreprise, donc pas de travail, donc pas de salaire !

Les pauvres qui vivent dans le grand luxe et qui s'achètent des télé à écran plat avec leur RMI, ou même les employés qui ne bossent que 35h par mois, devraient plutôt avoir honte d'être des assistés, alors que les riches, eux, travaillent bien plus, c'est donc normal qu'ils gagnent beaucoup d'argent !

Et là, j'entends déjà des gauchistes jaloux dire : "ouais mais y'en a qui travaillent pas c'est des rentiers". Et bah c'est n'importe quoi ! Parce que pour être rentier, d'abord, il faut avoir travaillé beaucoup pour avoir assez d'argent pour le devenir. Et même après, c'est un vrai travail que d'être rentier ! Il faut savoir investir son argent, jouer à la bourse, et ça, ça prend beaucoup de temps ! Les pauvres ne se rendent vraiment pas compte de ce que c'est que d'être riche. Ils ne savent pas comment marche l'économie, ils ne pensent qu'à avoir plein de vacances et leur salaire, mais ne savent pas ce que c'est que de payer des impôts, ou de devoir prendre des risques en investissant. Il faudrait qu'ils soient un peu plus réaliste et qu'ils apprennent comment marche l'économie, s'ils savaient vraiment, ils arrêteraient de voter à gauche !"

Le blog winner, "Il faut respecter les riches"

lundi 14 avril 2008

Sociétologie

"[...] Rappeler encore et encore que l'exploitation capitaliste (accumulation des richesses) et donc l'exploitation salariale, l'exploitation immobilière, la pollution, l'état policier sont les causes de nos maux. Mais si ils sont une conséquence direct de notre système économique (le capitalisme libérale, même mieux, le capitalisme mondialisé), on ne peut pas en dire autant sur les dominations fondées sur le genre, les drogues, la santé mentale,.... Ils ne sont finalement souvent que les conséquences du rapport de l'individu et de son environnement, avec des individus, des petits groupes sociaux, des plus grands, des institutions politiques, économiques, etc. Pour plus être plus clair, la critique audible et dominante dans le mouvement social, dans sa plus grande définition, est basé une critique macroéconomique, et non plus sur une critique des rapports de l'individu, une critique micropolitique des rapports sociaux.

[...] Identifier les mécanismes de groupe (dont l'économie fait partie) est utile, mais où est la liberté de l'individu, dans tout les discours de la gauche morale et le libéralisme économique, mais aussi chez certains radicaux ?

[...] L'individu peut-il être indépendant du monde qui l'entoure, ou bien reste-il continuellement influencé par ces rapports avec les autres ? Un homme hétérosexuel peut-il lutter contre l'hétérocentrisme ? Peut-on définir une autre sexualité, hors des classifications normalisatrices comme hétéro, homo, bi, trans ? Quel est la part de la domination patriarcale dans nos rapports avec les autres ? Ce mot, patriarcat, résume-t-il à lui seul la condition féminine ?

Voilà un vaste champ de réflexion, que l'on ne peut seulement aborder avec une dialectique matérialiste, une philosophie de la sexualité, ou bien même avec des connaissances ethnologiques.

Les drogues ou la condition mentale nous questionnent pareillement. La culture aussi. Tout comme l'art et la création."

Le communard, "Repolitiser l'individu"


mercredi 9 avril 2008

La Tecktonik, reflet d’une jeunesse dépolitisée ?

L'intervention d'un jeune et sexy philosophe sur ce sujet ici (audio remix).

Je suis partagé sur ses conclusions.

lundi 17 mars 2008

Pourquoi les filles ne pètent pas ?

Un petit chef d'oeuvre capable de faire hurler de rire un maniaco-dépressif, à voir ici.

mercredi 12 mars 2008

Les adolescents sont de plus en plus précoces, grands et gros

"Accélération de la croissance des enfants, puberté plus précoce et une augmentation de la taille moyenne des adultes sont observées depuis un siècle en Europe. A cela on ajoute une nouvelle tendance depuis les années 1980: le surpoids. Ce sont les conclusions d’une expertise collective de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

L'évolution de l'obésité connaît des variations d’un pays à l’autre, mais elle est «clairement en relation avec l’industrialisation et les changements associés des modes de vie», précise l’expertise «Croissance et puberté». Selon les experts, «à partir des années 1980, une tendance vers un alourdissement relatif semble refléter l’épidémie croissante d’obésité observée dans le monde occidental».

L’étude présente, entre autres, les interactions entre obésité et puberté: les filles qui sont en surpoids ont une puberté plus précoce que les filles minces. Leurs travaux mettent également en évidence un abaissement de l’âge des premières règles dans la plupart des pays occidentaux. Entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, l’âge moyen est passé de 17 à 14 ans aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest. Il est actuellement de 12 ans en Italie, 12,6 ans en France et 13,5 ans en Allemagne.Une évolution «en concordance avec l’évolution des conditions de vie», et qui serait aussi «associée à l’élévation de l’indice de masse corporelle», selon les experts. «Les filles qui ont une puberté précoce sont plus souvent obèses que les filles qui ont une puberté tardive, alors que l’inverse est observé chez les garçons», indiquent-ils. En revanche, on ne sait pas, à ce stade, si c’est la surcharge pondérale qui conduit à une maturation sexuelle précoce, ou si au contraire, une maturation sexuelle précoce peut être responsable d’une prise de poids excessive.

L’expertise présente également les principales évolutions de la croissance: en France, la taille moyenne des adultes a augmenté de 1 à 2 cm par décennie entre 1960 et 1990, selon l’Inserm qui déplore l’absence de références plus récentes. Mais il apparaît aussi que cette tendance varie selon l'âge. Ainsi, pour la période 1880-1980, l’évolution de la taille par décennie est estimée à 1,5 cm pendant l’enfance, alors que les adolescents ont gagné 2,5 cm par décennie, sur la même période. Où l'on voit donc que si les enfants d'aujourd'ui sont plus grands qu'il y a 100 ans, les ados, eux, sont vraiment plus grands.

Actuellement, l’évolution de la taille à l’âge adulte «se ralentit ou est même stoppée dans certains pays européens comme en Belgique»."

Libération

mercredi 5 mars 2008

Splendeur de la gauche de gouvernement

Pour un billet de 1 €


"L'euro a offert aux Européens une monnaie forte et stable, qui simplifie aujourd'hui les échanges au sein de l'Union européenne. Certes, l'euro a également quelques inconvénients, en particulier lorsque le dollar atteint des records de faiblesse. Mais l'euro pose un autre problème, actuellement plus préoccupant. Sans vouloir relancer le débat sur la hausse des prix consécutive à l'introduction de la monnaie unique, les citoyens, à tort ou à raison, ont aujourd'hui le sentiment d'avoir perdu du pouvoir d'achat. L'euro court ainsi le risque d'apparaître, aux yeux des consommateurs, comme un bouc émissaire commode pour leurs difficultés quotidiennes.

Avec un billet de 20 ou de 50 francs en poche, le consommateur avait auparavant le sentiment de "posséder de l'argent". Avec l'équivalent en pièces de 1 ou 2 euros, le consommateur a inversement le sentiment d'"en avoir moins pour son argent". Lorsqu'on achète une baguette de pain avec un billet de 5 euros, on a ainsi le désagréable sentiment que la monnaie rendue en pièces de monnaie sur ce billet ne vaut pas grand-chose. Cette perception n'est pas bonne pour les consommateurs : elle participe du sentiment de dégradation de son pouvoir d'achat.
Ce problème pourrait être facilement surmonté avec l'introduction du billet de 1 euro, équivalent du mythique billet de 1 dollar aux Etats-Unis. Posséder des billets, même de 1 euro, donnerait en effet au consommateur le sentiment de "posséder de l'argent" et par conséquent du pouvoir d'achat. Loin d'être une simple mesure de portée symbolique, la création du billet de 1 euro pourrait ainsi avoir un réel impact psychologique sur les consommateurs. Elle aurait également des aspects pratiques : les billets sont beaucoup moins encombrants dans les poches et, contrairement aux pièces, ils peuvent être changés dans les bureaux de change. Le billet de 1 euro pourrait enfin donner un petit supplément d'âme à la monnaie unique. Car la monnaie est un "lieu de mémoire" : le "Mozart", le "Delacroix", le "Pascal"... chacun de ces billets revêtait un capital poétique et incarnait une époque. L'Europe ne pourrait-elle pas, elle aussi, voir ses figures de la pensée, des sciences et des arts incarnées sur ses billets ?

L'introduction du billet de 1 euro n'est pas un problème technique. Son coût de fabrication, estimé à environ 6 centimes, est plus que raisonnable. La création du billet de 1 euro est en réalité une question politique. A compter du 1er juillet, la France présidera pour six mois le Conseil européen. Notre pays peut promouvoir cette idée auprès de ses partenaires européens. Les pays ayant récemment rejoint l'Europe et dont le pouvoir d'achat est moins élevé pourraient être particulièrement sensibles à une telle mesure. En matière de consommation, les symboles comptent aussi."


Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la culture.

Si ça, c'est pas lutter pour augmenter le pouvoir d'achat...

mardi 26 février 2008

Pro-sectes

"S’il y a bien un sujet qui fait l’unanimité, du barbu onfrayiste à la rombière lefebvriste, c’est la dénonciation des sectes comme “mal absolu”.

Pourquoi tant d’acharnement ? Bien sûr, les sectes pompent tout le pognon de leurs “victimes” ; mais à défaut, celles-ci l’auraient de toute façon claqué dans d’autres âneries (Club Med, bars à hôtesses, dons à l’Arche de Zoé, Disneyland…)

Et puis d’ailleurs, comment définir une secte ? Le PC des années 50 était une secte ; l’Eglise des catacombes était une secte ; la franc-maçonnerie elle-même fut une secte, avant sa rotarysation.
Surtout, la condamnation du phénomène sectaire est trop consensuelle pour n’être pas suspecte. De quoi cette furie secticide est-elle le nom, comme dirait l’autre ? Ne s’agirait-il pas en fait, de la part de nos élites, d’une vague crainte de voir échapper à leur circuit économique des milliers de consommateurs potentiels (et respectables en tant que tels) ?
Sociaux-libéraux et libéraux-sociaux rivalisent d’arguments “dirimants” pour nous vanter la libre entreprise. Dans ces conditions, peut-on sérieusement s’en prendre aux sectes – qui ne font somme toute que privatiser un segment porteur : la spiritualité ? Ne les appelez plus jamais “gourous” : les patrons de sectes sont d’authentiques PDG, voire des winners-leaders dans leur branche !
Sur le plan intellectuel, que reproche-t-on donc à ces organisations, sinon de se constituer en sociétés parallèles, et par là-même de se soustraire au contrôle officiel des esprits ?
C’est pourquoi nous autres signataires de cet Appel, nous disons : notre cerveau est à nous !
Nous en revendiquons la libre disposition – c’est-à-dire, pour l’essentiel, le droit de décider librement qui nous bourrera le crâne.
Au nom de quoi devrait-on gober le baratin standard que nous servent les “autorités morales” autoproclamées de l’idéologie dominante – quand on peut avoir sa source de désinformation personnelle à travers n’importe quel mystagogue, escroc et fêlé sans doute, mais qu’au moins on a choisi ?"

Basile de Koch et Marc Cohen - Contre le sectarisme secticide

A la première lecture, ça paraît pas complètement con.