
Jusqu'atteindre la transparence
Dans l'insatisfaisante itin-érrance
Des pensées dépensées
Écouter les tremblements
Des rames polies du métro
Qui ne mènent nulle part
Et transpercent le ciel épais
Combler le vide à tout prix
Les reflets d'indifférence
Sur les vitres délavées
Du sanctuaire des mots
Se déchirent, se déchiffrent à la longue
Langues passagères sucrées
Lèvres entrouvertes étrangères
Couvertures de baisers
Combler le vide à tout prix
Et l'attente du pire
Qui ne sera jamais plus douce
Que la bouche qui crache
Mon inaptitude à accepter le silence
Le va et vient des corps dénué de sens
La chair se résume en ombres
Disparates et défigurées
Combler le vide à tout prix



